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ARAHAT OU ARHAT
voir Auditeur

ACCUMULATION
Il est fait mention de deux accumulations qu'il convient de rassembler, à savoir l'accumulation de mérite et l'accumulation de sagesse transcendante. La première s'obtient par l'accomplissement d'actes vertueux dans une motivation correcte et la seconde par la contemplation de la vérité profonde de la vacuité.

ADHERENCE
tib. Kha sByor
Cet état caractérise l'accomplissement de l'ultime bouddhéité symbolisée par le Bouddha Dorjé Chang (skt. Vajradhara). L'état d'adhérence est constitué de sept membres dont le détail est donné en annexe à la fin de la Triple Ligne. AMOUR Désir de réaliser le bien d'autrui.

AU-DELA DE LA SOUFFRANCE
voir NIRVANA

AUDITEURS et BOUDDHAS SOLITAIRES
Ces deux catégories sont adeptes du Hinayana, pratique visant à l'obtention de leur libération personnelle.Les Auditeurs (skt. Shravaka et tib. Nyen Theu) sont des disciples qui étudient et pratiquent le Dharma en vue de leur propre libération de la souffrance. Grands renonçants, ils observent scrupuleusement le Vinaya et réalisent l'inexistence du moi grâce à la méditation. Ils deviennent ainsi des Arhats (tib. Datchom, Celui qui a vaincu l'ennemi) lorsque toutes leurs émotions perturbatrices étant vaincues, ils sont libérés du Samsara. Les Boudddhas Solitaires (skt. Pratyeka Bouddhas, tib. Rang Sandjié) qui réalisent dans la solitude, parviennent à une réalisation plus profonde car elle comprend l'indifférenciation du sujet et de l'objet. Ces deux réalisations ne sont cependant pas le grand éveil du Vajrayana, il s'agit plutôt d'une quiétude mentale qui leur épargne les souffrances du Samsara. Plus tard, si l'aspiration au grand éveil leur vient, ils pourront développer la compassion et l'esprit d'éveil leur permettant de réaliser le bien d'autrui.


BARDO

Ce mot tibétain désigne un état intermédiaire. On le comprend habituellement comme l'état intermédiaire entre la mort et la vie suivante.

BHAGAVAN
tib. Bcom lDan 'Das
Ce terme sanskrit est une épithète fréquemment appliquée au mot Bouddha. Il désigne celui qui a vaincu les quatre démons (tib. Bdud, skt. Mara, voir plus loin la définition de ce terme), qui possède toutes les qualités et qui est au-delà des deux extrêmes de l'existence et de l'anéantissement. Ce mot désigne donc un Bouddha parfaitement accompli.

BODHGAYA
Lieu de pélerinage au nord-est de l'Inde dans l'état du Bihar actuel, où le Bouddha Shakyamuni manifesta l'éveil. C'est aussi le lieu où tous les mille Bouddhas de notre "Bon Kalpa" (éon) sont dits devoir manifester l'éveil.

BODHISATTVA
Ce mot sanskrit est employé dans deux sens principaux; il peut désigner: ceux dont l'esprit est éveillé, tels les grands Bodhisattvas comme Tchenrézi, Djampeyang, etc... qui choisissent de reprendre naissance et de se consacrer à la libération de tous les êtres plutôt que de jouir seuls de l'éveil. Ceux qui ont fait le voeu de l'éveil en vue du bien de tous et qui sont engagés dans la pratique du Grand Véhicule. Les Bodhisattvas qui ont totalement voué leur vie à l'accomplissement de la parfaite réalisation ont fait le voeu de n'entrer dans le Nirvana qu'une fois tous les êtres établis dans la libération. A la fois dans le Nirvana par sagesse et dans le Samsara par compassion, ils y demeurent toujours intentionnellement afin de réconforter les êtres et de les conduire sur la voie de la libération. L'ultime signification de cette attitude conclut à l'indifférenciation d'un Samsara qu'il n'est plus besoin de rejeter et d'un Nirvana auquel il n'est plus nécessaire d'aspirer. Les huit grands Bodhisattvas sont: Manjushri (tib. Djampeyang), Avalokiteshvara (tib. Tchenrézi), Vajrapani (tib. Tchana Dorjé), Maitreya (tib. Djialwa Tchampa), Samantabhadra (tib. Kuntou Zangpo), Kshmitigarbha (tib. Sayi Nyingpo), Sarva Nivaram Vishkambin (tib. Dribpa Namsel), et Akashagarbha (tib. Namkhai Nyingpo).

BOUDDHA
Ce mot désigne l'état de celui qui a atteint l'éveil en se libérant de tous les conditionnements du monde sensible et notamment de celui du karma. L'équivalent tibétain est Sandjié qui se décompose en deux parties : Sang représente la purification de toute faute et de tout voile grossier ou subtil entravant la vision de vacuité tandis que Djié signifie l'épanouissement de toutes les vertus et les qualités. Les Bouddhas, car leur nombre est infini dans leurs manifestations diverses, agissent spontanément et sans entrave pour le bien de tous les êtres vivants. Le Bouddha historique, quatrième du cycle des mille Bouddhas dont notre éon doit voir la naissance, naquit à Lumbini au sixième siècle avant notre ère selon la tradition du Petit Véhicule et au neuvième siècle avant notre ère selon la tradition du Vajrayana. Son successeur le cinquième du cycle, sera Maitreya, Bodhisattva prêchant actuellement au paradis de Tushita.

 

COMMUNAUTE
Il s'agit de la communauté (skt. Sangha) qui regroupe tous les fidèles ayant pris refuge dans les joyaux du bouddhisme.

CONSCIENCE
Dans la philosophie bouddhiste, la conscience est répartie en sept ou huit catégories selon ses fonctions qui regroupent tous les aspects de l'expérience ordinaire. Les cinq premières consciences: la vue, l'ouie, le goût, l'odorat et le toucher sont associées aux cinq sens tandis que l'organe du mental au contact des pensées constitue la sixième conscience. La perception d'un soi à l'origine des pulsions négatives est la septième conscience. La huitième est la conscience de base absolue à l'origine à la fois du Samsara et du Nirvana.

CORBEILLES
Les écritures du bouddhisme sont habituellement désignées par le terme "trois corbeilles", celle du Vinaya, de l'Abidharma et des Soutras (voir Kandjiour)

(LES QUATRE) CORPS
skt. KAYA
L'obtention du grand éveil est conditionnée par la reconnaissance ou la réalisation des quatre corps qui sont quatre aspects de l'être. Ces corps ont pour nom sanskrit: le Nirmanakaya, le Sambhogakaya, le Dharmakaya et le Svabavakaya. Cet ordre de présentation correspond aux étapes de la méditation et à celles des quatre consécrations. On obtient le pouvoir sur la forme, puis sur la parole, puis sur l'esprit et sur la totalité. Le Nirmanakaya est l'être de manifestation dans le monde (tib. Tulkou). Son champ de manifestation est celui des êtres ordinaires, il révèle l'éveil et sa voie de diverses façons dans le but d'inspirer et de guider les êtres vers la libération du conditionnement existentiel de l'égo. Le Sambhogakaya, appelé Corps de Jouissance, se manifeste dans le champ pur de la nature du bonheur; il apparaît sous de multiples aspects tels l'expression de la compassion afin de communiquer l'éveil aux Bodhisattvas. Le Dharmakaya, Corps de Dharma ou Corps de la Vérité-en-soi, est semblable à l'espace et dépourvu de toute caractéristique; il est clarté-vacuité au-delà de toute conceptualisation et détermination logique, libre de toute limite et voile. Le Svabavakaya, Corps d'Essence Véritable, contient les trois précédents en affirmant leur inséparabilité. Ces quatre corps sont présents dans chaque être, mais ils ne se révèlent au yogui que lors de la dissipation progressive de l'ignorance et des voiles au cours de la pratique de la voie.

DAKKINI, DAKKA
tib. Khandro
Ce sont des êtres célestes masculins et féminins, émanations des Bouddhas. Les Dakkinis jouent un rôle important dans les Tantras en personnifiant la sagesse de la connaissance transcendantale.

DEMON
skt. Mara tib. bDud
Il y en a quatre principaux, le démon des pulsions négatives, celui des agrégats, celui du maître de la mort et celui du "fils des dieux" (analogue à Cupidon).

DHARMA
Mot sanskrit qui, lorsqu'il est employé au singulier et généralement avec une majuscule dans les traductions françaises, représente principalement la doctrine bouddhique ou religion ou encore loi universelle. Employé au pluriel et généralement sans majuscule, il renvoie à tous les phénomènes du monde sensible. En français, contrairement au sanskrit et au tibétain, nous ne disposons pas malheureusement d'un terme capable à lui seul de recouvrir l'ensemble de ces acceptions. Pourtant l'utilisation d'un mot unique en sanskrit et en tibétain n'est nullement fortuite. En effet, le Dharma est l'ensemble des prescriptions qui nous révèlent la vérité et les dharmas sont eux-mêmes le signe de cette vérité, étant manifestation claire pourtant dépourvue de toute existence propre et indépendante (ce qu'on exprime par "union de la clarté et de la vacuité). Huit dharmas mondains sont évoqués qui caractérisent les êtres non religieux; ils sont décrits comme suit: apprécier le gain, redouter les pertes; apprécier la renommée, redouter la mauvaise réputation ; apprécier la louange, craindre le mépris et les critiques; apprécier le bonheur, craindre la souffrance; Concernant le Dharma, le canon des bouddhistes tibétains regroupe: Le Vinaya (discipline monastique, règles énoncées par le Bouddha à l'intention des moines L'Abidharma (métaphysique) Les Sutras Les Tantras

DJIU DE KUNTOU
Collection générale de tous les Tantras, enseignement précieux et rarement transmis que détiennent quelques maîtres Sakyapas. La collection regroupe toutes les pratiques de tous les Tantras et leurs initiations dans un Mandala.

DISCIPLE
Dans le Vajrayana, le disciple est une personne qui se lie volontairement à un maître (skt. Guru, tib. Lama) en lui faisant voeu d'obéissance absolue. Ce lien est fondé par l'initiation transmise par le maître au disciple et au cours de laquelle ce dernier prend un certain nombre d'engagements dont l'un des plus importants est celui d'obéissance et de dévotion au maître. Il est dit que c'est en fonction de la manière dont le disciple considère son maître qu'il obtiendra les fruits de sa pratique. Ce n'est que s'il le considère à l'égal du Bouddha, qu'il pourra lui-même devenir Bouddha.

DIVINITE ou DEITE
Un grand nombre de déités sont vénérées dans le bouddhisme du Vajrayana. Elles sont toutes des manifestations de l'activité des Bouddhas, pouvant personnifier des vertus ou une action spécifique. Elles sont le support des pratiques de visualisation du Vajrayana. Diverses catégories de déités apparaissent sous des formes plus ou moins souriantes ou terrifiantes. Certaines sont des "Protecteurs du Dharma" comme Mahakala, etc... dont le culte vise à écarter tous les obstacles qui pourraient affecter le Dharma et sa pratique. D'autres sont des Yidams ou Déités Tutélaires comme Hévajra, Vajra Yogini, etc.. dont la pratique s'appuie sur des Tantras très développés, prescrivant souvent aux adeptes un culte exigeant visant au détachement de toutes certitudes et conditionnements dualistes dans un but de transformation spirituelle. On parle aussi de divinités de "richesse" dont la pratique vise à permettre l'aisance matérielle dans un but altruiste ou pour se consacrer plus facilement à la pratique, libre de tout souci matériel.

DIX DIRECTIONS
Il s'agit des quatre directions cardinales, des quatre directions intermédiaires, du zénith et du nadir.

DIX SECRETS
(voir annexe après la Triple Ligne)

DOCTRINE voir DHARMA
Le Bouddha a d'abord enseigné les quatre Nobles Vérités qui sont: La noble vérité de la souffrance, celle de la cause de la souffrance, celle de la cessation de la souffrance, celle du sentier octuple menant à la cessation de la souffrance. Il a plus tard enseigné le Véhicule des Paramitas, puis les Tantras.

DORJE
Instrument du rituel associé à la cloche. Il symbolise le principe masculin, la grande méthode spirituelle qui est la compassion, activité de l'esprit des Bouddhas. Chaque détail du Dorjé représente un Bodhisattva. Il représente l'immuable et l'indestructible, détruisant lui-même tout ce qui semble inattaquable. La cloche représente la sagesse, principe féminin qui est la connaissance de la vacuité des dharmas.

DORJE TCHANG
skt. Vajra Dhara
Le Bouddha Dorjé Tchang est l'expression de l'ultime bouddhéité. Il personnifie l'éveil de la treizième Terre, la plus haute du Vajrayana. Il est le symbole de la nature de Bouddha inhérente à chaque être vivant, nature de l'esprit indestructible car au-delà des préjugés dualistes. Dorjé Tchang est l'essence du Guru parfait, le reflet de la perfection spirituelle à la portée de chacun. On le représente généralement bleu foncé, avec ou sans consort, tenant dans ses deux bras croisés le Dorjé et la cloche, union de la méthode et de la sagesse.

DOUZE MEMBRES
Il s'agit de douze catégories dans lesquelles on a regroupé les paroles du Bouddha

DROUP THAP KUNTOU
Monumentale collection groupant toutes les Saddhanas, dont la compilation est l'oeuvre des maîtres Sakyapas.

DZAMBULING
Il s'agit du nom donné dans la cosmologie bouddhiste, au continent du Sud qui est l'un des quatre continents décrits. Par extension, ce nom s'applique à notre Terre.

ELEMENTS
Les cinq éléments sont la terre, l'eau, le feu, l'air et l'éther (espace céleste ou conscience).

ENGAGEMENT
voir TROIS VOEUX
L'engagement dans le Véhicule tantrique demande le respect de l'essence des voeux de chacun des trois véhicules qui forment la doctrine des Bouddhas :
1-S'abstenir de nuire à autrui en suivant les cinq préceptes (ne pas tuer, ne pas voler, ne pas se mal conduire sexuellement, ne pas mentir, ne pas consommer d'intoxicants).
2-Promettre de s'appliquer au bien d'autrui (voeux de Bodhisattva).
3-Respecter la nature profonde de bouddhéité dans chacun des êtres par le maintien des voeux tantriques (dont les quatorze engagements du Lien Sacré).

ENTRAINEMENT
Il y a trois entraînements ou disciplines principales dans lesquelles sont regroupés les enseignements du Bouddha. Il s'agit de la discipline de l'éthique, de la discipline du Samadhi (expérience de réalisation intérieure) et de celle de la connaissance.

ESPRIT
L'esprit dans sa nature profonde est clarté-vacuité, félicité-vacuité, c'est à dire l'essence même de la bouddhéité. Cette nature est obscurcie pour les êtres non libérés par des voiles qui sont là depuis un temps sans commencement: les voiles des pulsions négatives et les voiles de la connaissance. Par la poursuite d'une quête spirituelle authentique, ces voiles peuvent se purifier et la vraie nature de l'esprit, la bouddhéité se révèlera alors.

ESPRIT D'EVEIL-BODHICITTA
La Bodhicitta est la motivation essentielle des adeptes du Grand Véhicule. Elle exprime l'aspiration à atteindre l'état de Bouddha afin de pouvoir guider les êtres vers le même état; elle est aussi l'engagement personnel d'agir à l'exemple des Bodhisattvas et de mettre la voie en pratique. D'un point de vue ultime, l'esprit d'éveil signifie la compréhension directe de la nature de vacuité de l'expérience sensible. L'esprit d'éveil est le don de soi sans réserves pour le bien de tous les êtres. Son développement ne peut pleinement s'effectuer que si les qualités préalables de l'amour et de la compassion ont été correctement produites.

FELICITE
L'expérience de la réalisation spirituelle ne peut dissocier la vacuité de son sceau de félicité. Certaines pratiques visent à la naissance dans le détachement, de la félicité (telles que les quatre joies associées aux quatre centres ou Chakras) afin de s'entraîner à la reconnaître comme vraie nature de l'esprit.

FOI
La foi joue un grand rôle dans le bouddhisme tout comme dans les autres religions. Elle est la graine sans laquelle nulle moisson ne porterait de fruit. Chacun peut et doit s'efforcer de l'affermir.

Elle est triple:

  • foi de l'amour pour les vertus des Bouddhas et des autres guides, tels que le Lama, le Dharma, etc...
  • foi venant du désir de parvenir soi-même au même état de réalisation que ces guides suprêmes.
  • foi de la confiance en la réalisation si l'on suit les commandements et les prescriptions des Bouddhas.

Dans le Vajrayana, la foi envers le Lama vu comme le Bouddha même, est essentielle pour l'obtention des réalisations.

GANDHARVAS
"Mangeurs d'odeurs"
C'est le nom que l'on donne aux êtres dans le Bardo car ils se nourrissent d'odeurs. Il s'agit aussi d'un nom qui désigne une catégorie de dieux de la sphère du désir.

HEVAJRA
tib. Tchié Dorjé
Déité tutélaire ou Yidam très important et très pratiqué dans la tradition Sakyapa. Il s'agit d'une manifestation des Bouddhas dont la pratique s'appuie sur des Tantras de classe supérieure. L'un des principaux artisans de la diffusion de ces enseignements fut le Mahasiddha Birwapa (ou Virupa) qui en transmit directement la lignée totale à Satchen Kunga Nyingpo, le premier des cinq Lamas fondateurs de l'école Sakyapa.

HINAYANA voir MAHAYANA

INDRA
« Maître »
Le nom du roi des dieux dans le panthéon védique. Dieu de l'orage et gardien de l'Est. Comme Jupiter, son attribut principal est la foudre (vajra). Sa monture est l'éléphant blanc à quatre défenses, Airavata.

JOKHANG
Temple construit par Songtsen Gompo vers l'an 650, mais dont de nombreuses parties ont été restaurées ou reconstruites depuis (XIIIe s.). Le Jokhang abrite la statue du Jowo, la statue la plus sacrée du Tibet.

JOWO
Représentation du Bouddha Sakyamuni sous les traits d'un jeune homme, avec en général une coiffe de gloire d'or incrustée de pierres précieuses. La première statue du Jowo aurait été rapportée de Chine par la princesse Wencheng.

KALACHAKRA
« Roue du Temps », nom sanscrit d'un calendrier introduit au Tibet par des bouddhistes chinois au XIe siècle. Le Kalachakra est aussi une forme de bouddhisme tantrique dont la divinité suprême est un Adi-Bouddha identifié avec la Roue du Temps, d'où proviendrait toute création.

KAILASH
Montagne mythique de l'Himalaya, séjour privé du dieu Siva.

KALI
« La Noire », forme terrifiante de Parvati. Une guirlande de crânes autour du cou, tirant la langue, armée du trident de Siva et du feu destructeur, elle détruit sur son passage toutes les illusions, les apparences les mensonges.

KANGYUR
Recueil de traités traduits en tibétain (108 volumes) formant le canon du lamaïsme.

KARGYUPA
Principale école lamaïste semi-réformée. Les semi-réformés se reconnaissent quatre grands maîtres : Tilopa, Naropa, Marpa et Milarepa. Au début du XIème siècle des disciples de Marpa, parmi lesquels le célèbre Milarepa, fondèrent l'école des Kargyupa. L'ordre des Kargyupa se subdivisa en quatre branches principales : les Kargyupa orthodoxes qui suivent l'enseignement de Milarepa, les Karmapa, les drigungpa et les drugpa.

KARMA
Littéralement « acte ». Loi universelle de causalité en vertu de laquelle le futur des êtres (soit dans cette vie-ci, soit lors d'existences postérieures) est déterminé par la qualité, positive ou négative, de leurs actes présents. La loi du karma élimine l'idée d'une intervention du hasard ou celle d'une volonté divine qui présiderait à la destinée humaine.

KARMAPA
Branche de l'école des Kargyupa dont le monastère principal est Tsurphu près de Lhassa. Cette école est aussi connue sous le nom des bonnets noirs. Le 16ème Karmapa est mort à Chicago en 1981. Un successeur a été intronisé à Tsurphu en 1993, bien que quelques membres supportent toujours un candidat rival.

KHAM
Nom tibétain du Tibet oriental. Cette région désigné également par les Tibétains sous le nom de la province de Domae.

Le Kham occidental est maintenant dans la région autonome (TAR) tandis que le Kham oriental fait partie intégrante de la province chinoise du Sichuan. Voir les cartes du Tibet.

KHATAG
Echarpe blanche en soie ou tulle offerte à un hôte de marque, un lama ou une divinité. Dans la tradition religieuse elle symbolise l'offrande de la pureté du corps, de la parole et de l'esprit présentée à un maître spirituel.

KMT
Kuomintang (Chinois) parti au pouvoir en Chine de 1928 à 1949. Ce parti est au pouvoir à Taiwan depuis 1949. On le connaît également sous le nom de Parti Nationaliste.

LAMA
Littéralement : la, « supérieur (par la connaissance) », ma, « mère (par la compassion) », ces deux syllabes faisant référence aux qualités de sagesse et d'amour du maître spirituel que ce mot désigne dans le bouddhisme tibétain.

LAMAISME
Doctrine bouddhique qui s'implanta au Tibet, dans le nord du Bengale au VIIe siècle et, un peu plus tard, au Ladakh, au Népal, au Sikkim et au Bhoutan. Branche ésotérique du Mahayana, le lamaïsme, ou Vajrayana (« Véhicule de diamant ») se distingue par ses pratiques tantriques.

LHAKHANG
De lha, « dieu » et khang, « salle » chapelle, salle de prières, sanctuaire.

LINGHKOR
Voie de pélerinage faisant le tour de Lhassa (voir Barkhor).

LOKAPALA : dans le lamaïsme, nom des gardiens des quatre points cardinaux et de la Loi bouddhique. Symbolisés par des guerriers en armure, campés dans des poses martiales et arborant une expression terrible, ils figurent sous des auvents à l'entrée des monastères. Ils sont commandés par Skanda. Voir aussi Dvarapala.

LOKESVARA
« Le Seigneur des Mondes » (voir Avalokitesvara).

LOTUS : cette fleur qui naît dans des eaux fangeuses symbolise, en Asie, l'esprit pur sortant de la matière impure du corps.

LUNGTA
voir Cheval-de-vent.

LU
Voir Naga.

MAHAKALA
« Grand Temps », un des aspects de Siva, le Destructeur. Dans le lamaïsme, c'est l'un des huit Dharmapala. Protecteur des monastères, il est représenté avec un visage grimaçant, langue sortie, crocs menaçants, un corps bleu-noir ceint d'une peau de tigre, des têtes coupées autour du cou. Il peut avoir deux, quatre ou six bras selon les aspects.

MAHAYANA
Le « grand moyen (de progression dans le cycle infernal des existences ». Le Grand Véhicule. Forme évoluée du bouddhisme mettant l'accent sur la compassion et se fonde sur l'idéal du bodhisattva (qui se consacre à guider tous les autres êtres vers la délivrance finale) par opposition à celui de l'arhant (être totalement libéré des liens du karma) propre au bouddhisme dit Hinayana, le Petit Véhicule. Cette conception du bouddhisme cherche à sublimer le Bouddha humain de l'ancienne école en lui donnant un caractère divin. Le Mahayana implique donc que l'Eveil est accessible aux laïcs, et non aux seuls moines, car la « nature de Bouddha » est commune à tous. Apparu en Inde au Ier siècle av. notre ère, et répandu depuis en Chine, au Tibet, en Mongolie, en Corée et au Japon, il est appelé « bouddhisme du nord », on assiste alors à la multiplication des Bouddha et des divinités. Cette voie est en fait, sensiblement plus proche des conceptions et des rituels de l'hindouisme. C'est sous cette forme essentiellement que le bouddhisme est connu des Occidentaux. (Voir aussi Hinayana et Theravada).

MAITREYA
Chamba
Grand bodhisattva du Mahayana, futur sauveur du monde. Il est représenté coiffé d'une couronne, debout ou assis, les jambes pendantes, pour montrer qu'il s'apprête à venir parmi les hommes.

MANDALA
Khyilhor

MANI
Dans les régions où l'on pratique le lamaïsme, pierre sur lesquelles sont gravées des mantra. Les murs à mani soutiennent un chorten.

MANJUSHRI
Jampeyang
Bodhisattva de la Sagesse, de la Science et de l'Éloquence, qui règne sur le paradis de l'Est. Il est dépeint sous un aspect paisible, avec un corps jaune ou blanc, tenant dans la main droite un lotus bleu ou une épée (pour couper les racines de l'ignorance) et dans la gauche le Livre de la Sagesse (Prajnaparamita) le plus souvent posé sur une fleur de lotus.

 

 

MANTRA
« Instrument de pensée », formule sacrée, hindoue ou bouddhiste, qui a le pouvoir de matérialiser la divinité qu'elle est censée évoquer. La pratique des mantras, connue des indiens, est développée dans le tantrisme tibétain. Le mantra primordial est la syllabe Om. Chaque divinité a un ou plusieurs mantra.

MANUSHI-BOUDDHA
Les sept bouddhas historiques du lamaïsme, Shakyamuni étant le dernier.

MILAREPA
(1040-1123)
Un des quatre grands théoriciens du bouddhisme tibétain dont se réclament les Kargyupa. Dans l'iconographie lamaïste, on le reconnaît à sa main sur l'oreille (signifiant qu'il est à l'écoute de la vérité).

MITSERING
« Vieillard de longue vie » généralement représenté sous l'auvent des monastères lamaïstes, entouré d'un rocher, d'un arbre, d'un oiseau et d'un cerf qui symbolisent la Création.

MOMOS
Raviolis à la viande ou aux légumes, cuits à la vapeur.

MUDRA
« Sceau ».

NAGA
Lu
« Serpent », représenté comme un cobra, le symbole des eaux et gardien des richesses souterraines dans la mythologie indienne. Leur plus grand ennemi est Garuda.

NIRVANA
« Extinction » (de toute passion et de tout attachement), « évanouissement », le nom donné à l'aboutissement de la chaîne des existences, plus particulièrement dans le bouddhisme. Il entraîne la libération définitive du cycle des morts et des renaissances (samsara). Assimilé parfois à tort à un « anéantissement » de l'être, il désigne plutôt un passage du monde illusoire des phénomènes à celui de la Réalité absolue. Les hindous disent plus volontiers « mukti » : délivrance. Dans le Mahayana, les bodhisattva renonçent temporairement à entrer dans le nirvana pour aider à la délivrance de tous les êtres. Voir bodhi.

NORBULINGKA
Palais d'été du Dalaï Lama. Il fut bombardé par l'artillerie chinoise pendant la révolte de 1959.

NYINGMAPA
La plus ancienne école lamaïste, qui vénère tout particulièrement Padmasambhava. Le mariage et les boissons alcooliques sont permis dans cet ordre dont les rituels incluent beaucoup d'éléments de l'ancienne religion du Tibet : le Bön

Om Mani Padme Hum
Mantra d'Avalokiteshvara.

PADMAPANI
« le porteur du padma » (lotus) : voir Avalokitesvara.

PADMASAMBHAVA
(Guru Rimpoche, le Précieux Maître) : théologien cachemiri qui, au VIIIe siècle, aurait converti le Tibet au bouddhisme et auquel la légende attribue des pouvoirs extraordinaires. C'est le maître indien le plus vénéré des lamaïstes après le Bouddha.

PALDEN LHAMO
Sri Dévi
Déesse à l'aspect terrifiant, parèdre de Mahakala, parfois assimilée à Kali. Protectrice particulière des Dalaï-Lamas, de couleur bleue-nuit sous des traits courroucés, elle est montée sur une mule et son tapis de selle est une peau humaine. L'un des protecteurs les plus craints du Panthéon tibétain.

PANCHEN LAMA
Titre prestigieux construit à partir d'un terme sanscrit « pandita » : érudit, et tibétain « chenpo » : grand, fut offert en hommage par le Vème Dalaï Lama, autour des années 1600, à son précepteur, l'abbé du monastère du Tashi Lumpo, à Shigatsé, la deuxième ville du Tibet. Consultez notre dossier sur le Panchen Lama.

POTALA
Palais d'hiver du Dalaï Lama. Ce bâtiment de plus de 1 000 pièces, long de 300 mètres et haut de 110 m, fut construit au XVIIème siècle par le Vème Dalaï Lama. Le Potala était également le siège du gouvernement et abritait un monastère.

PRAJNAPARAMITA
« Perfection de la sagesse », la mère de tous les Bouddha et également un groupe de textes importants du bouddhisme Mahayana. Cette « Perfection de la sagesse » peut être représentée par une déesse personnifiant le Verbe. Elle est parfois considérée comme une parèdre d'Avalokitesvara.

PRETA
Fantômes faméliques des enfers au ventre proéminent et à la gorge très fine qui ne peuvent rien avaler, tout ce qu'ils touchent se transformant en flammes.

 

QINGHAI
Province chinoise créée en 1928 pour administrer la majeure partie de la région de l'Amdo du Tibet. En 1992, la population du Qinghai a été estimée à 4,61 millions d'habitants, dont 58 % de Chinois Han, 20 % de Tibétains, et 14 % de Hui (musulman chinois). La population chinoise Han est concentrée à proximité de Xining, la capitale. Kokonor est le nom mongol de la région. Voir les cartes du Tibet.

QUATRE NOBLES VERITES (les)
Base de l'enseignement du Bouddha Sâkyamuni, énoncé dans son premier sermon à Bénarès : la vérité sur la souffrance, la vérité sur l'origine de la souffrance, la vérité sur la cessation de la souffrance, la vérité sur la Voie qui conduit à la cessation de la souffrance, c'est à dire l'énumération des huit vertus (« Octuple sentier ») qu'il faut obtenir pour parvenir à la délivrance.

RINPOCHE
Littéralement « Précieux » (maître). Terme qui désigne les grands maîtres des monastères qui se succèdent par réincarnation.

SAKYAMUNI « le sage des Sakyas », un titre de respect qui s'applique au Bouddha historique, Siddharta Gautama, le fondateur du bouddhisme. Dans l'iconographie lamaïste, il est représenté sans coiffe, avec les cheveux bleus. Pour les bouddhistes tibétains ce n'est pas le seul bouddha historique, mais le septième et dernier manushi-bouddha.

SAMSARA
Littéralement « Migration ». Le cycle des morts et des renaissances successives, auquel, selon la loi du karm, on ne peut échapper, jusqu'à la délivrance finale que constitue le nirvana.

SANGHA
La communauté des pratiquants bouddhistes, au sens large : depuis les simples laïcs jusqu'à l'assemblée des bodhisattvas, en passant par tous les moines et moniales.

SARIRA
Les cendres d'un grand saint, objet de vénération et but de pèlerinage.

SHAKTI
Energie féminine, principe actif de toutes les divinités hindouistes Tara, Lochana, Mamaki, Pandara et Aryatar, vénérées par le tantrisme sont les shakti et parèdres des Dhyani-Bouddha du lamaïsme.

SIDDHARTHA GAUTAMA Le nom propre du Bouddha historique, fondateur du Bouddhisme, fils du roi Suddhodana et de la reine Mahamaya du clan Sakya, qui naquit en 563 avant notre ère à Lumbini dans le nord de l'Inde (maintenant au Népal).

SIVA
L'un des dieux suprêmes de l'hindouisme, considéré comme celui qui détruit pour créer à nouveau.

SONGTSEN GAMPO
(~ 617 - 650) : est considéré comme le « premier roi religieux » (Chögyal) du Tibet. Il fut couronné roi en 629. En 641, l'Empereur de Chine Taizong, donna sa fille, la princesse Wencheng, en mariage à Songtsen Gampo, afin d'apaiser ce dernier en raison de l'expansion du Tibet sur la Chine.

STUPA
Chörten - Originellement un tertre funéraire, monument symbolisant l'éveil de l'esprit et commémoratif de la mort du Boudhha et parfois utilisé comme monument funéraire pour des lamas de haut rang.

SUTRA
Do - Littéralement « Fil, corde ». Aphorismes, textes renfermant les entretiens ou discours attribués à un bouddha, traité de morale.

TANTRA
Gyud
Littéralement « fil » ou « continuité ». Manuels d'ésotérisme hindouiste et bouddhique qui traitent de philosophie, de yoga de méditation, de magie. Ces recueils de préceptes pour atteindre la libération mettent l'accent sur le culte de cinq shakti.

TANTRISME
Pratique religieuse spécifique que l'on trouve dans l'hindouisme et le bouddhisme tibétain, fondée sur des séries d'exercices rituels (mantras, visualisations mentales, postures corporelles, yoga...) destinés à opérer une transformation physiologique, psychique et spirituelle du pratiquant.

TARA
Dölma « Celle qui aide », l'entité spirituelle féminine du bouddhisme Mahayana, et la contrepartie du bodhisattva Avalokitesvara. Le bouddhisme tibétain vénère 21 Tara, les plus importantes étant la Tara « verte », symbole de la Délivrance, et la Tara « blanche », qui incarne le Verbe. Une des divinités les plus populaires du Tibet.

TASHI DELEK
Formule auspicieuse courante pour dire bonjour, au revoir, bonne chance, etc.

THANGKA
Tanka

THERAVADA
« L'opinion des anciens », le bouddhisme originel.

TSONGKHAPA
Fondateur de l'école des Gelukpa (seconde moitié du XIVe siècle). On le représente vêtu de la robe et de la coiffe jaune des Gelukpa et avec les mêmes attributs que le bodhisattva Manjushri.

TULKOU
Nirmanakaya
Corps d'Emanation du Bouddha sous forme humaine. Avec le Sambhogakaya, le Corps de Béatitude, il constitue les deux Corps formels ou manifestés par opposition au Dharmakaya, le Corps de Vacuité sans forme. Au Tibet, ce terme s'applique également aux lamas réincarnés. Une traduction plus ancienne et moins précise était « Bouddha Vivant ». Le Dalai Lama et le Panchen Lama sont les tulkous les plus connus du Tibet.

USNISA
« Ce qui est au sommet ». Terme désignant en iconographie bouddhique la protubérance crânienne du Bouddha, siège de sa connaissance supramondaine.

U-TSANG
Nom tibétain pour désigner le Tibet central, maintenant inclus dans la Région Autonome du Tibet (TAR). Voir les cartes du Tibet.

 

VAJRA
Dorjé
Arme de jet assimilée à l'éclair. Dans les cultes lamaïstes, il symbolise le diamant, ce qui reste quand les apparences ont disparu.

VAJRAPANI
Chanag Dordjé
« Porteur du vajra ». L'un des trois principaux bodhisattvas du lamaïsme, souvent représenté sous une forme terrifiante.

VAJRASATTVA
Un des aspects de l'Adi-Bouddha considéré comme le fils spirituel d'Akshobya qui figure en effigie dans sa coiffure.

VAJRAYANA
Courant du bouddhisme tibétain, fondé sur le tantrisme, dont le nom signifie « Véhicule de diamant ».

YAB-YUM
« Père-mère ». Union sexuelle d'un dieu et de sa shakti symbolisant l'activité de la divinité complète (énergie passive mâle plus énergie active femelle).

YOGIN
Professeur spirituel qui n'est pas lié par des voeux monastiques.

 

ZIMCHUNG
Dans une gompa, salle de réception du rinpoché.